Entre deux personnes
Collègues, salarié et responsable, managers
La relation s'est dégradée, le dialogue est devenu difficile ou rompu, et le travail commence à en pâtir.
Eunoia V.
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Médiatrice diplômée, intervenante en prévention des risques psychosociaux enregistrée auprès de la DREETS Pays de la Loire.
Pays de la Loire et Bretagne.
Un conflit au travail ne prend pas toujours la forme d'un affrontement ouvert. Parfois, les échanges deviennent tendus, les reproches s'accumulent et les désaccords éclatent au grand jour.
Mais parfois, plus personne ne se dispute parce que plus personne ne se parle vraiment.
Le conflit peut être bruyant ou silencieux.
Dans les deux cas, il finit souvent par se voir dans le travail.
On ne se parle plus, ou uniquement lorsque c'est indispensable.
Chaque échange risque de provoquer une nouvelle difficulté, un reproche ou une réaction défensive.
Évitement, faux-semblants, informations qui ne circulent plus, critiques exprimées ailleurs plutôt qu'à l'intéressé.
La coordination se dégrade, les décisions ralentissent, les personnes se contournent et certaines informations ne passent plus.
Les collègues prennent parti, des clans apparaissent ou les tensions entre quelques personnes commencent à affecter toute l'équipe.
Les griefs se formalisent et laissent craindre une procédure disciplinaire ou judiciaire.
Manager, RH ou direction sont déjà intervenus,
et pourtant les mêmes mécanismes reviennent.
Un conflit se nourrit souvent de ce qui n'a jamais été dit : un reproche jamais formulé, un besoin jamais exprimé, un désaccord que l'on a préféré contourner, une chose importante dite à d'autres mais jamais à l'intéressé.
Il s'alimente aussi d'émotions (colère, sentiment d'injustice, méfiance, lassitude) et de façons de fonctionner qui se heurtent, sans que chacun en ait conscience.
Et le malentendu compte autant que ce qui s'est réellement passé. Un silence lu comme un mépris, un message bref lu comme une agression, une décision comprise de travers et jamais réexpliquée : chacun se fait une lecture de ce que fait l'autre, et faute d'être vérifiée, elle devient une certitude.
L'organisation du travail peut elle aussi l'entretenir : rôles mal définis, responsabilités qui se chevauchent, injonctions contradictoires, charge, décisions mal comprises, manque de marges de manœuvre.
Le plus souvent, ces dimensions se mêlent,
et c'est ce qui rend un conflit difficile à démêler sans un tiers.
Une situation qui vous ressemble ?
La médiation est un processus structuré par lequel des personnes en conflit, avec l'aide d'un tiers, cherchent à rétablir l'échange et à trouver elles-mêmes une issue à leur différend. C'est une démarche volontaire et confidentielle. Elle repose sur l'autonomie et la responsabilité des personnes concernées.
Mon rôle, en tant que tiers indépendant et impartial, est de créer les conditions permettant de remettre en discussion ce que le conflit ne permet plus de se dire ou de s'entendre.
La médiation ne consiste pas à déterminer qui a raison ou qui a tort. Elle permet à chacun de dire ce qu'il a vécu, d'entendre ce que l'autre a vécu, et de décider à partir de là.
Une médiation utile ne se mesure pas uniquement à la signature d'un accord. Elle peut aussi permettre de mieux comprendre la situation, de clarifier ce qui était resté confus, de prendre une décision ou de sortir du conflit autrement.
Information, coordination et décisions peuvent à nouveau circuler.
Traiter le conflit avant qu'il ne se transforme en procédure disciplinaire ou judiciaire plus coûteuse.
Limiter les prises de parti, les clans et la propagation des tensions.
La responsabilité de la relation revient aussi aux personnes concernées.
Attentes, rôles, responsabilités ou règles de fonctionnement.
Une collaboration, des compétences, un collectif de travail.
Dans un cadre où chacun peut parler et être entendu.
Sans devoir nécessairement la partager.
La tension peut diminuer et laisser davantage de place à l'écoute et à la discussion.
Réduire la tension et l'usure qu'un conflit durable fait peser sur chacun au quotidien.
Identifier ce qui dépend de soi et ce que l'on souhaite changer.
Décider soi-même de la suite, nouvel équilibre de travail ou relation clarifiée autrement, plutôt que se voir imposer une sanction, une mutation ou une réorganisation.
Écouter ne signifie pas être d'accord. Être entendu ne signifie pas que l'autre vous donne raison. Mais lorsque chacun peut enfin exprimer ce qu'il a vécu et se sentir reconnu dans ce qu'il dit, la tension peut redescendre et le dialogue redevenir possible.
Collègues, salarié et responsable, managers
La relation s'est dégradée, le dialogue est devenu difficile ou rompu, et le travail commence à en pâtir.
Une équipe, entre deux services, deux collectifs
Des clans se forment ou deux collectifs ne parviennent plus à travailler ensemble. La médiation travaille alors avec le groupe, pas uniquement avec ceux qui s'affrontent.
Une personne volontaire, seule
L'autre personne ne souhaite pas participer. La personne volontaire est accompagnée pour agir sur ce qui dépend d'elle, et une médiation à deux reste possible si la situation évolue.
Ces trois configurations s'adaptent aux personnes concernées : deux collègues, un salarié et son responsable, une équipe, un comité de direction, des élus du CSE face à une direction.
Une médiation ne fonctionne que si certaines conditions sont réunies dès le départ. Voici celles sur lesquelles je m'engage.
Je n'oriente pas l'issue de la médiation vers une solution plutôt qu'une autre. Je ne prends parti pour personne et j'accorde à chacun la même place.
Chaque personne entre en médiation parce qu'elle l'a choisi, et peut l'interrompre à tout moment sans avoir à se justifier. C'est ce qui distingue une médiation d'une convocation.
Les échanges restent confidentiels. Seuls l'issue de la démarche et les engagements que les personnes choisissent de partager vous sont transmis, sauf danger grave pour une personne.
Je ne tranche pas et je ne propose pas de solution à leur place. Les personnes construisent leurs propres solutions, dans le cadre de la loi et de ce que l'organisation peut accepter.
Un signalement de harcèlement ou des faits graves nécessitant d'être établis peuvent appeler une enquête.
Une décision relevant de la responsabilité de l'employeur ou du management ne doit pas être transférée aux personnes sous couvert de médiation.
Mon premier travail est aussi de vérifier avec vous que vous activez le bon dispositif.
En remettant de la parole là où il n'y en avait plus, une médiation fait parfois émerger des sujets qui dépassent la relation : l'organisation du travail, ou la manière dont le collectif décide et arbitre. Si c'est le cas, deux suites peuvent être envisagées.
Rôles, priorités, charge ou circuits de décision peuvent aussi peser sur les relations. Un diagnostic de fonctionnement permet de comprendre ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas ou plus, et où agir.
Diagnostic de fonctionnementConstruire ensemble des repères communs : rôles, responsabilités, prise de décision, fonctionnement ensemble, attentes réciproques et manière de traiter les désaccords.
Construire un collectif
Vous n'avez pas besoin de savoir avant de me contacter si elle relève vraiment d'une médiation. Expliquez-moi simplement ce qui se passe, qui est concerné, depuis quand et ce que cela produit aujourd'hui dans le travail. Je réponds sous vingt-quatre heures ouvrées.